Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /Juil /2007 06:43
LE CAPITALISME ET LE PATRIARCAT

COUPABLE DE L'INJUSTICE HUMAIN


Nous vivons aujourd'hui dans un système basé sur l'accumulation du capital. Les inégalités économiques s'expriment dans plusieurs sphères sociales. Des millier de personnes souffrent, elles ont de la difficulté à se loger, à se vêtir à se nourrie. Des enfants meurent de faim, des femmes sont mal- logées, des personnes âgées sont laissées pour comble, des jeunes vivent dans la rue, le nombre d'itinérantes ne cesse d'augmenter. L'accès à l'éducation supérieure n'est pas possible pour tous. Ce n'est pas être pessimiste que de dresser un tel portrait. Depuis les années 1990, le contexte socio-économique  est peu reluisant. Il y a accentuation de la crise économique, un contexte économique de rationalisation et de mondialisation qui met de plus en plus de gens hors-circuit et un gouvernement qui, à travers des sommets économiques, assainit toujours davantage les dépenses publiques, le plus souvent sur le dos des pauvres,et donc plus directement sur le dos des femmes.




LES PROMESSES ÉLECTORALES

Nous sommes aujourd'hui à la veille délections provinciales, que ce soit le Partie Libérale, le Partie Québécois, l'ADQ, aucun de ces parties ne s'attaque réellement aux problèmes de pauvreté. Il n'y a qu'à regarder le budget Audet qui ne contient aucune mesure concrète de lutte contre la pauvreté. Par exemple, il n'y a toujours pas de pleine indexation des prestations d'aide sociale et de la gratuité des médicaments pour les gens ayant un revenu de moins de 12 000$ n'est toujours pas rétablie. Autre mesure d,appauvrissement des femmes, les pensions alimentaires reçues pour les enfants continueront d'être déduites des prestation d'aide sociale ou des prêts-bourses, alors qu'elles ne constituent pas un revenu au sens de la fiscalité. Pourtant il y a toujours davantage de pauvreté et d'exclusion et l'écart entre les riches et les pauvres ne cesse de grandir. Des études relèvent qu'il y a moins d'assisté sociales, mais elles négligent de mentionner qu'il y a davantage d'itinérantes et d'employées sous-payées à statut précaire.

En cette journée internationale des femmes, nous tenons à interpeler la population sur la pauvreté des femmes au Québec. Une pauvreté qu'il est inacceptable de tolérer dans une société comme celle du Québec. Nous avons donc décidé de dénoncer un des lieu qui, en plus d'être représentatif de la pauvreté éhontée de millier de femmes québécoise, qui symbolise aussi le contrôle qu'exerce l'État envers les pauvres.

Rappelons-nous que l'aide sociale c,est une assurance collective que nous nous sommes donnée, comme société, en cas de coup durs ou en cas de besoin. Cette assurance collective, nous la payons tous et toutes par le biais de nos taxes et impôts. L'aide sociale devrait être un droit inaliénable et inconditionnel pour tous et toutes. Personne n'est à l'abri des difficultés : séparation, perte d'emploi, dépression, maladie physique ou mentale, deuil, etc. nous sommes tous et toutes, un jour, avoir à demander de l'aide sociale, c'est un droit d'y avoir accès et ce, sans condition, ni entrave! L'aide sociale c'est un droit et non un privilège que l'État nous offre charitablement!

Cependant actuellement, nous avons toutes les raisons de nous inquiéter et de dénoncer ce qui est en train de devenir l'aide sociale ; un outils de contrôle social et de maintient des pauvres dans un état de survie permanente. Qui peut arriver avec 572.08$ par mois? Répétons-le, une personne considérée par l'État comme étant"apte à l'emploi" ( une personne" sans contraintes à l'emploi") reçois un ridicule montant de 572.08$ par mois!

Quand on doit vivre avec 572.08$ par mois, nos journées sont entièrement occupées à notre survie:

- courir les banques alimentaires et les soupes populaires

- courir les comptoirs vestimentaires

- trouver des jobs( faire le ménages, faire du déneigement, passer des circulaires ou des journaux, etc ) afin d'accumuler, de peine et de misère, les 200$ dollars de revenus de travail autorisés par l'aide sociale,,

- s,occuper de nos enfants,

- et .... marcher, marcher et marcher parce qu' incapable de nous acheter des billets d'autobus...


L'AIDE SOCIALE: UN OUTIL DE CONTRÔLE SOCIAL


Être sur l'aide sociale c'est aussi subir le contrôle et le harcèlement des agentes et des enquêteurs d'aide sociale. L'aide sociale c'est une bureaucratie lourde,étouffante et surtout contrôlante. pour avoir droit à l'aide sociale, nous devons passer à travers un processus d'admission extrêmement exigent. Une fois admis à l'aide sociale, nous devons justifier tous nos besoins, rien n'est simple et automatique: un rapport du médecin pour obtenir le paiement de nos orthèses plantaires, deux soumissions dans deux commerces différents pour être certains que nous obtenons le prix le plus bas pour nos lunettes, la signature et l'autorisation d'une travailleuses sociale du CLSC pour se faire rembourser notre transport médical, etc... Nous devons toujours justifier le POURQUOI et le COMMENT de chacun de nos petits et grands besoins; preuves à l'appui! Parce l'assisté social est " présumé fraudeur" et "présume menteur"!

 

LES PERSONNES ASSISTÉES SOCIALES UNE MAIN D'OEUVRE À BON MARCHÉ

De plus en plus les personnes assistées sociales, par le biais des programmes d'Emploi Québec, sont utilisées comme main-d'oeuvre à bon marché pour les entreprises privés. Les Libéraux de Jean Charest ne cessent de se vanter qu'ils ont retiré les coupures pour "refus de participer à une mesure ou programme d'Emploi Québec ", ils sont contents de vous dire qu'ils optent pour l'approche " incitative " plutôt "coercitive " .Remercions les Libéraux d'avoir enlevé le bâton ( la coupure lorsqu'on refusait de participer à un programme d'Emploi Québec). Rappelons-leur cependant qu'ils ont remplacé le bâton (coupure ) par la carotte ( possibilité de revenu supplémentaire. Cependant, une des seules façons d"obtenir des revenus supplémentaires sans être pénaliséEs ou coupéEs, c'est en participant à un programme d'emploi Québec, et en langage technocratique, on parle de " programme d'employabilité " ou de " pré-employabilité ". C'est ainsi que des milliers de personnes assistées sociales, beaucoup de femmes, réussissent à gagner quelques 120$ dollars de plus par mois en participant à un programme  d'Emploi Québec. Par exemple, une femme assistée sociale pourrait développer son " employabilité " en travaillant, quatre ou cinq jours par semaine, dans un commerce de toilettage canin. Elle développerait ainsi ses compétences d'emploi: être assidue, apprendre à organiser ses journées, respecter l,autorité d'unE supérieurE, exécuter des taches simples, etc...

Ces programmes représentent, pour la plupart 35heures de travail par semaine. Ainsi la personne continue de recevoir son chèque d'aide sociale de 572.08$ par mois en plus de recevoir un chèque de 120$ par mois d'Emploi Québec parce qu'elle participe à un programme. Le plus grand gagnant dans cette histoire c'est l'entreprise qui fait travailler la personne assistée sociale et ce, sans avoir à débourser un sous. L'entreprise y gagne un travailleur ou une travailleuse à temps plein, non payéE non syndiquéE, non régiE par les normes minimales du travail, sans aucune aqvantage sociaux ( pas de vacances, pas de journées maladie, etc... et surtout, révocable, échangeable, renvoyable, malléable ... c'est la soumission totale!

Par suzanne - Publié dans : injusticesociale
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